Vers une baisse des prix dans l’immobilier ?

[fa icon="calendar"] publié le 3 avr. 2020 17:05:53, écrit par Quentin Martel

Habituellement, la période printanière de mars et avril est propice au secteur de l’immobilier : elle concentre presque 25% des promesses de vente de l’année, puisque les familles désireuses d’investir dans l’immobilier souhaitent en profiter pour déménager au cours de l’été suivant. 

La fermeture des agences et des études de notaires empêche toute visite de bien immobilier (ce type de visite n’étant pas un motif dérogatoire de sortie de confinement). De plus, nombre d’acheteurs se sont dégagés de leur promesse de vente, soit par crainte de perte d’emploi, soit dans l’espoir de voir les prix baisser, au terme de la crise.

La loi du marché est inéluctable : la baisse de demande tire les prix vers le bas. Toutefois, ce processus ne s’est pas encore enclenché : il n’y a plus de prix dans ce marché complètement interrompu ! Quant à prévoir l’avenir, il dépendra de la demande, qui elle-même est en lien direct avec les ménages. Comme partout, le facteur-clé est la reprise économique

Ce Jeudi 2 avril, Edouard Philippe, Premier ministre, a évoqué le sujet de la situation économique. Il a estimé « le pire quand on sort d'une crise et qu'on veut faire redémarrer le pays, ce serait d'augmenter les impôts ». Il a également indiqué que la France continuait à pouvoir emprunter à des taux assez bas. « L'urgence, c'est de passer la crise sanitaire, ensuite, ce sera de faire repartir la machine économique et pour cela il ne faut pas que les entreprises meurent », a-t-il expliqué en s’appuyant sur le fait que les instruments de chômage partiel vont permettre de conserver « le muscle » nécessaire pour repartir dès lors que cette crise sanitaire sera terminé. Il a terminé en évoquant le fait que le bonne santé de l’économie française nous permettra de passer la crise sanitaire et qu’à partir de là, nous pourrons reconstruire. 

Ce mercredi 1er avril 2020, le Premier Ministre, devant l’Assemblée Nationale, a chiffré 3,6 millions de salariés au chômage partiel, ce qui représente un salarié sur cinq. C’est potentiellement 20% d’acheteurs en moins demain, et ce même si les agences immobilières ouvraient dans la foulée.

Et il ne s’agit-là que des salariés du secteur privé...

A terme, la demande ne pourra que repartir, mais pour compenser la perte des clients et dans une optique de renouveau de l’attractivité, le prix est susceptible d’être fortement revu à la baisse. Pareille tendance économique s’était déployée après la Guerre du Golfe, s’étalant sur toutes les années 1990. 

Pour autant, les professionnels de l’immobilier restent optimistes et espèrent donc ne pas trop pâtir de la situation actuelle : les Français consultent encore beaucoup les annonces immobilières sur Internet, selon Olivier Colcombet, pour une interview à BFM Immo, Président de Drimki et spécialiste de l'estimation immobilière sur internet en France.

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Source : rtl.fr ; lavieimmo.com 

Catégories: Economie, Immobilier

Quentin Martel

écrit par Quentin Martel