Une transition écologique à 30 milliards d’euros

[fa icon="calendar"] publié le 18 sept. 2020 17:30:00, écrit par Quentin Martel

🌿 Le “verdissement de l’économie

Le plan de relance, présenté le 3 septembre dernier, est consacré pour un tiers à la transition écologique. Cette part correspond aux 30% du plan de relance européen de juillet dédié à la lutte contre le réchauffement climatique.

Le plan (au niveau national comme européen) doit être cohérent avec les objectifs climatiques engagés lors de l’Accord de Paris, ratifié en décembre 2015. C’est le secteur du transport qui va ainsi bénéficier de la plus grosse part du gâteau avec 11 milliards d’euros ! Puis viennent l’énergie (9 milliards d’euros) et la rénovation énergétique des bâtiments (7 milliards d’euros).

 

Voyons la répartition plus en détail 🔍 :

 

🚗 Transports (aussi appelés “Infrastructures et mobilités vertes”) :

  • 4,7 milliards pour le fret ferroviaire / les petites lignes / les trains de nuit… 
  • 1,2 milliards pour les “mobilités du quotidien” (notamment pour les pistes cyclables)
  • 1,9 milliards pour les voitures, via les aides à la conversion vers des “véhicules propres” et le système de bonus-malus
  • Le reste sera dédié au développement des transports en commun. 

🔋 Energie : 

  • 2 milliards pour la filière hydrogène 
  • 1,2 milliard pour la décarbonation de l’industrie 
  • 500 millions pour l’économie circulaire (recyclage, déchets…)

⚡ Rénovation énergétique

  • 4 milliards pour les bâtiments publics : commissariat, palais de justice, écoles… 
  • 2 milliards pour les bâtiments privés (exemple : extension de MaPrimeRénov à tous les Français à partir du 1er janvier 2021) 

 

Si ce plan de 30 milliards pour la transition écologique est salué par les organisations environnementales, une voix s’élève cependant : Anne Bringault, responsable transition énergétique du Réseau Action Climat, souligne que ce plan n’est pas “totalement vert”, contrairement à ce qu’avait annoncé Bruno Le Maire le 27 juillet, notamment pour les deux raisons suivantes : 

  • Les montants engagés ne sont pas garantis sur dix ans minimum
  • Le modèle productiviste des autres volets du plan de relance est incompatible avec une transition écologique en profondeur.

A noter que, selon Louise Kessler, directrice du Programme Economie, la somme accordée au plan de relance doit être “additionnelle, financer des investissements et non pas combler les déficits liés à la crise, et permettre de structurer des filières, notamment dans la rénovation des bâtiments”. 

Et vous, êtes-vous sensible à la transition écologique ? Vous intéressez-vous davantage aux entreprises qui en font leur fer de lance ?

 

Source : lemonde.fr ; la-croix.com

Catégories: Société, Environnement

Quentin Martel

écrit par Quentin Martel