Le plan de relance économique européen

[fa icon="calendar"] publié le 17 avr. 2020 18:56:23, écrit par Quentin Martel


L’aide pour les mesures de chômage :

Baptisée SURE (Support to mitigate Unemployment Risks in emergency), cette enveloppe financière de 100 milliards d’euros, a pour objectif de soutenir les nombreux licenciements causés par la pandémie et le confinement dans plusieurs pays membres de l’Union Européenne. La Présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a précisé que les salariés pourront “acquérir de nouvelles compétences” durant leur temps libre.


Le fonds de garantie :

Orchestré par la Banque européenne d’investissement (BEI), ce fonds va mobiliser près de 200 milliards d’euros. Il a pour but de sécuriser les prêts accordés par les banques aux entreprises en difficulté face à la pandémie COVID-19. L’activation de ce Mécanisme Européen de Stabilité (MES), fondé en 2012 lors de la crise de la dette souveraine, a pour objectif d’aider les Etats membres en difficulté.


Une ligne de crédits :

Il aura fallu plusieurs heures pour que les Pays-Bas relâchent leur position en acceptant que des prêts puissent être accordés au titre du MES (l’enveloppe pouvant porter jusqu’à 240 milliards d’euros pour la zone euro) sous un plafond de 2% du PIB de l’Etat concerné. Cette ligne de crédit devra servir à financer des dépenses de santé et de prévention liées au COVID-19. Bruno Le Maire a précisé que “grâce à ce fonds, l’Europe pourra lever de la dette commune à des taux bas pour financer les dépenses communes qui permettront de relancer l’économie une fois la crise passée”.

 

C’est un grand jour pour la solidarité européenne” a déclaré l’Allemand Olaf Scholz, vice-chancelier et ministre fédéral des Finances . Bruno Le Maire a surenchéri en indiquant que cet accord “marqu[ait] un jour important pour l’Union Européenne”. La présidente de l’Eurogroupe et ministre portugaise des Finances, Marion Centeno s’est réjouie : “Nous pouvons tous nous souvenir de la réponse à la crise financière de la dernière décennie, lorsque l’Europe a fait trop peu, trop tard. Cette fois-ci, c’est différent”. 

Au travers de ces mesures, ce sont les Etats, les travailleurs privés d’emploi et l’économie que l’Union Européenne souhaite soutenir. Ces aides précieuses, ajoutées au plan de relance élaboré par notre gouvernement au sortir de la crise, ne pourront que favoriser la reprise de l’économie.

 

Source : lefigaro.fr ; la-croix.com

Catégories: Société, Economie

Quentin Martel

écrit par Quentin Martel