La Fintech française lève 354 millions d’euros en six mois

[fa icon="calendar"] publié le 28 juin 2019 à 14:57:19, écrit par Arva Fajele Abasse

Au premier semestre 2019, les startups françaises de la finance ont levé 354 millions d’euros (décompte arrêté au 10 juin dernier), selon KPMG, presque autant que sur l’ensemble de 2018 (370 millions), qui constituait un record. L’envolée s’explique par cinq tours de table supérieurs à 30 millions d’euros, dont celui de 65 millions signé par Younited Credit, resté jusqu’ici confidentiel. Les ingrédients nécessaires à la naissance d’une licorne de la Fintech française semblent désormais réunis.

 

Cinq "grosses" levées de fonds

Ce nouveau record s'explique par cinq levées de fonds majeures, supérieures à 30 millions d'euros. Il s'agit du spécialiste de la digitalisation des points de ventes Wynd (72 millions d'euros), de la plateforme de crédits en ligne Younited Credit (65 millions d'euros), du spécialiste de la détection de la fraude à l'assurance Shift Technology (53 millions d'euros), du néo-assureur Alan (40 millions d'euros) et de Lunchr qui dématérialise les tickets restaurant (30 millions d'euros). Ce top 5 représente 73% des fonds levés sur le premier semestre.

Conséquence de ces levées de fonds significatives, le ticket moyen investi dans les Fintech françaises gonfle sensiblement pour atteindre 9,1 millions d'euros, contre 5 millions d'euros au semestre précédent, selon l'étude de KPMG. En parallèle, les investissements en amorçage et en Série A se multiplient avec 26 opérations inférieures à 3 millions, décomptées au cours des six premiers mois de l'année.

 

De futures licornes françaises ?

Ces grosses opérations françaises, supérieures à 30 millions d'euros, demeurent malgré tout modestes au regard des fonds levés par nos voisins britanniques. La startup londonienne OakNorth, spécialisée dans les prêts aux PME, a ainsi levé 440 millions de dollars (environ 388 millions d'euros) en février dernier à l'occasion d'un tour de table mené par SoftBank. La Fintech Checkout, spécialiste du paiement et concurrente de Stripe, a quant à elle finalisé une série A de 230 millions de dollars, un record pour la scène Fintech européenne à ce stade de développement.

Pour autant, il faut croire à la capacité de l'écosystème français à faire émerger une future licorne (startup dont la valorisation dépasse le milliard de dollars) de la Fintech, et ces levées sont encourageantes en ce sens.

 

L'Assurtech passe la vitesse supérieure

Parmi les nombreuses sous-catégories qu'englobe le secteur des Fintech, celui des Assurtech, les startups du monde de l'assurance, connaît la plus forte croissance en termes de financement. Les 120 Assurtech recensées dans l'étude Fintech Horizon publiée par Klein Blue ont levé 107 millions d'euros au cours des cinq premiers mois de l'année, contre 70 millions d'euros sur l'ensemble de l'année 2018.

Cette croissance est dopée par le développement de deux entreprises aux modèles très différents : Alan, qui propose aux entreprises une offre de complémentaire santé et prévoyance 100% en ligne et qui détient un agrément d'assureur et Shift technology, qui propose aux compagnies d'assurance une solution de lutte contre la fraude dopée à l'intelligence artificielles.

Ce sont des nouvelles encourageantes pour le dynamisme de l'économie : la finance alternative s'insère peu à peu dans le quotidien des Français. Moyens de paiement, assurances, banques en lignes, placements, investissements... Les alternatives 2.0 ne manquent pas !


➡️ Avez-vous testé le prêt participatif ?
Rendez-vous sur Credit.fr pour prêter à des entreprises françaises à partir de 50€ !

En savoir plus sur Credit.fr et le crowdlending

Catégories: Fintech, Economie, Innovation

Arva Fajele Abasse

écrit par Arva Fajele Abasse

Chargée de communication et de contenus