Black Friday : le paradoxe

[fa icon="calendar"] publié le 29 nov. 2019 11:48:46, écrit par Arva Fajele Abasse

Ce vendredi 29 novembre 2019, c'était le Black Friday, ou ''vendredi noir''. On en entend parler un peu plus chaque année et cette fête aux bons plans, importée des Etats-Unis, prend de plus en plus d'ampleur en France. Quel est l'impact de cette journée en France ?

 

Un phénomène qui prend de l'ampleur d'année en année

 

De nombreuses enseignes vont proposer, ce vendredi 29 novembre, des ­rabais importants à l’occasion du «Black Friday», ou «vendredi noir». C'est une tradition importée des Etats-Unis où, depuis 1952, le lendemain du repas de Thanksgiving (fixé au quatrième jeudi de novembre) mar­que le début de la période des achats de Noël.

La fête commerciale s'est peu à peu exportée en Europe et en France pour devenir l'un des évenements incontournables de l'année pour les commerces physiques et en ligne.

Les conclusions principales de l'Étude OpinionWay-iloveretail.fr : les Français et le Black Friday, sont claires sur la perception de l'évènement par les Français :

  • 95% des Français ont désormais entendu parler du Black Friday, dont 80% qui voient bien ce dont il s’agit.
  • Un Français sur deux a l’intention de profiter du Black Friday 2019 pour réaliser des achats.
  • 233 euros, le budget moyen que les acheteurs du Black Friday 2019 envisagent de dépenser est en hausse de 10% par rapport à l’an dernier.
  • Les vêtements, chaussures et maroquinerie arrivent en tête des souhaits d’achat (55%) mais en repli.
  • Le rayon TV, Hi-fi, High-tech est stable (33%) mais le rayon Livre, DVD, Jeux vidéos, CD recule de 4 points (24%) et se fait doubler par les intentions d’achat en électroménager (26%) qui gagne 3 points.
  • Plus de la moitié des Français (53%) voient dans le Black Friday une trouvaille marketing supplémentaire pour les faire dépenser plus et 26% carrément une arnaque des commerçants leur permettant de faire de fausses promotions.
  • À l’inverse, près d’un tiers des Français estime que le Black Friday représente un bon moyen de faire des économies (29%) ou la possibilité d'acheter en avance ses cadeaux de Noël sans stress (30%).

Une journée paradoxalement de moins en moins appréciée

La relation des Français avec le Black Friday est paradoxale. Cette fête commerciale gagne en importance chaque année mais reste perçue négativement par les consommateurs. 

La faute à sa création de toutes pièces, aux fausses promotions et la communication agressive d’un appel au consumérisme. Quoi qu’il fasse, le Black Friday reste le mouton noir des fêtes commerciales, alors que c'est la fête la plus importante, devant Noël (en termes de ventes).

Un rejet qu’on peut retrouver dans la lente émergence du concept de Green Friday depuis 2018, un mouvement qui consiste pour une marque, une enseigne et même un consommateur à boycotter le Black Friday et promouvoir une consommation plus (éco)responsable.

Et pour la première fois, un amendement a été adopté le 25 novembre en première Commission à l'Assemblée nationale. Il sera débattu en séance publique à partir du 9 décembre dans le cadre de la loi contre le gaspillage. Cet amendement, déposé par Delphine Batho, brièvement ministre de l'Écologie de François Hollande et actuelle députée des Deux-Sèvres, vise à rendre illégal le Black Friday qui est, pour elle, "l'archétype de l'ultra-consumérisme".

Ne reste plus qu’à voir si cette édition 2019 a fait mentir les chiffres et projections ou a confirmé un rejet de principe qui peine encore être concret.


*Source : https://www.iloveretail.fr/blackfriday

Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1047 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

 

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Catégories: Economie

Arva Fajele Abasse

écrit par Arva Fajele Abasse

Chargée de communication et de contenus